Little Nemo2 l’emporte dans la douleur

  • Critérium de Morges 2017, photo © Bertrand Favre
  • Critérium de Morges 2017, photo © Bertrand Favre
  • Critérium de Morges 2017, photo © Bertrand Favre
  • Critérium de Morges 2017, photo © Bertrand Favre
  • Critérium de Morges 2017, photo © Bertrand Favre

Critérium de Morges 21-22 octobre

C’est un week-end musclé qui clôture la saison 2017. Une très belle flotte de régatiers en surprise et grand surprise est réunie dans la baie de Morges pour en découdre.

Le vent est d’ouest de 15 nœuds environ. Le comité de course ne met pas le pavillon D qui oblige tout le monde à naviguer au foc.

Nous hésitons de nombreuses fois, ce qui nous fait changer de génois à foc deux fois avant le premier départ. C’est toujours le même débat, si ça molli il faut avoir le génois, oui mais si ça monte ça va être super physique pour les embraqueurs et pas plus performant. (mais très rentable pour les voileries !)

Avant même le départ nous avons un souci de drisse de spi que nous arrivons à régler non sans mal.

La première manche se passe moyennement, la glisse n’est pas bonne et on se bat pour sauver une troisième place. La mobilière domine les débats.

Entre les manches on constate que le bateau est plein d’eau. On en sort 7 seaux pleins…

Donc on coule, mais on ne sait pas par où. Moteur, accastillage, … ?

Deuxième manche, juste après un virement Olivier glisse en arrière et tombe en arrière sur le dos à l’entrée de cabine. La douleur est très importante. On sait tous que c’est assez sérieux. Après quelques minutes de doute, il nous dit de continuer et qu’il va serrer les dents.

Bon, on va faire le reste de la journée avec 4 équipiers valides.

La journée se passe donc moyennement pour nous, La mobilière, Mea Huna, Morpho dominent les courses. Nous essayons de limiter les dégâts.

Lors de la 4ème manche nous évitons de justesse de couler lorsque Isis nous refuse un tribord sur la layline. Les mâts se touchent et nous perdons l’embout de barre de flèche. Nous avons encore un doute supplémentaire, le mât est-il touché ? Est-ce que la barre de flèche va tenir ?

Nous décidons de continuer car vu d’en bas ça ne semble pas trop grave.

C’est quand même solide un grand surprise…

Cela s’ajoute donc au fait qu’il faut vider le bateau entre chaque manche ou encore changer de voile d’avant. Avec un équipier de moins c’est la guerre….

Après 5 manches de brise nous sommes carbonisés. Une fois au port on sèche le bateau, on inspecte le mât (ça devrait tenir) et toutes les entrées d’eau possibles. Un des anneaux fixes situés sur le bord du bateau est desserré et pourrait être la voie d’eau. On verra demain matin si on coule toujours.

En profitant d’une bière (bien méritée) je passe quelques coup de fil pour trouver un remplaçant à Olivier. L’affaire est réglée en 10 minutes, C’est Mark qui viendra. Va bien il est physique et la brise est annoncée pour dimanche.

Les nouvelle d’Oliver sont semi correctes. Côtes cassées mais rien de plus.

Quatre manches de brises au rappel avec des côtes cassée c’est énorme…

Dimanche.

Le bateau flotte toujours, bonne nouvelle.

Alors en effet la brise est venue ! Ça bastone !

Avec l’inter on est à fond. Il faut bien régler pour garder un bel équilibre de barre. Nous on cherche à garder de la puissance devant pour que le bateau soit équilibré. Donc il faut en enlever un maximum dans la GV. Cela permet de garder la GV le plus bordé possible, ce qui permet de garder de la tension d’étai. (si je ne suis pas clair, c’est pas grave…).

La glisse au près est excellente, nous pouvons remonter nos adversaires avec une certaines facilité.

Nous continuons à nous mettre nous même en difficulté en déchirant le spi. Nous pouvons encore naviguer, ça tient, mais c’est limite.

Parfois on assure en descendant en papillon sans spi. L’écart de performance dans la brise n’est pas flagrant.

Nous enchaînons ainsi 3 victoires de manches.

Lors de la dernière un front encore plus appuyé rentre. Nous venons juste de passer l’arrivée, mais les autres sont encore sous spi. La vision des GS au planning jusqu’à la quille est impressionnante.

En particulier l’image de Mea Huna qui déboule absolument à fond entre les surprises qui ont fini est superbe et reste dans ma mémoire.

Au final un weekend musclé qui a fait des dégâts physique et matériel, mais d’une grande intensité.

Bravo à tous les équipages qui ont globalement bien maîtrisés ces conditions.

Je me permet de vous rappeler la remise des prix du challenge North (10 novembre), l’assemblée générale (remise de prix du championnat) et surtout le repas qui suivra (le 15 novembre).

Toutes les info sont sur le site de l’aspro.

Borter Bernard pour Little Nemo 2